Île-de-France concentre à elle seule 242 601 apprentis inscrits en CFA en 2023-2024 — près d'un quart du total national. Et pourtant, c'est dans cette même région que les entrées en nouveaux contrats d'apprentissage reculent le plus fort de toute la France métropolitaine, avec -10,1 % sur la période janvier-avril, en glissement annuel. À l'inverse, Mayotte, qui ne compte que 841 apprentis, affiche une envolée de +52 % des entrées en contrat. Deux chiffres qui posent la même question : la taille du bassin d'apprentissage annonce-t-elle quoi que ce soit sur sa dynamique, ou est-ce que « là où l'alternance est déjà implantée » et « là où elle progresse le plus » sont deux cartes différentes de France ?
Pour y répondre sans se fier à une impression, on a croisé deux sources administratives indépendantes, portées par deux ministères et deux systèmes d'information distincts : les effectifs d'apprentis inscrits en CFA par région (DEPP/MENJS, système SIFA, année scolaire 2023-2024) et le glissement annuel des entrées en contrat d'apprentissage par région (DARES, système SIA). Les deux jeux de données ont été joints région par région sur les 18 régions et DROM français, sans perte de ligne d'un côté comme de l'autre.
Où l'apprentissage est-il aujourd'hui implanté ?
Avant de parler de dynamique, il faut d'abord regarder où l'apprentissage existe déjà. Sur 18 régions et DROM, le total national s'élève à 1 021 453 apprentis inscrits en CFA en 2023-2024, pour une moyenne de 56 747 apprentis par région et une médiane de 49 297 — l'écart entre les deux trahit déjà une distribution très étalée, tirée vers le haut par quelques grosses régions. Cette distribution cache un déséquilibre encore plus net entre métropole et outre-mer : les 13 régions de France métropolitaine concentrent à elles seules 999 015 apprentis, soit une moyenne de 76 847 par région, contre seulement 22 438 pour les 5 DROM réunis, soit une moyenne de 4 488 par territoire. Autrement dit, l'apprentissage tel qu'il est structuré aujourd'hui est un phénomène très largement métropolitain, et concentré qui plus est dans une poignée de grandes régions.
Cette carte des effectifs sert de point de départ : c'est elle qui définit, région par région, « là où l'alternance est proposée » — au sens du stock d'apprentis déjà en formation, faute de donnée structurée sur les places ou offres non pourvues (voir méthode et limites plus bas). La question qui suit est de savoir si ce stock se traduit, ou non, par une dynamique de contrats à la hausse.
Les deux sources mesurent d'ailleurs deux choses différentes par nature, et c'est précisément ce qui rend le croisement utile. Le système SIFA de la DEPP est un recensement scolaire : il compte les apprentis inscrits dans un centre de formation, indépendamment de la date de signature de leur contrat. Le système SIA de la DARES, lui, est un registre administratif de contrats : il compte les entrées effectives, contrat par contrat, au moment où elles sont enregistrées. Le premier photographie un stock installé, le second mesure un flux récent. Une région peut donc avoir un stock d'apprentis important hérité de plusieurs années de développement de l'apprentissage, tout en enregistrant un flux de nouveaux contrats qui ralentit sur la période la plus récente — ce sont deux informations complémentaires, pas deux mesures de la même chose.
Les huit plus grandes régions, contrat par contrat
Les huit régions qui rassemblent le plus d'apprentis — celles où l'alternance est, par construction, la plus « proposée » au sens du stock installé — ne racontent pas du tout la même histoire côté croissance des contrats.
Île-de-France, première région avec 242 601 apprentis, enregistre le plus fort repli du pays : -10,1 % d'entrées en contrat sur la période janvier-avril, en glissement annuel. Auvergne-Rhône-Alpes, deuxième région avec 123 569 apprentis, recule elle aussi nettement, de -6,1 %. Occitanie, troisième région avec 85 102 apprentis, reste quasi stable à -0,4 %. Nouvelle-Aquitaine, juste derrière avec 82 829 apprentis, progresse de +2,3 %. Provence-Alpes-Côte d'Azur, cinquième région avec 79 715 apprentis, avance timidement de +0,3 %. Hauts-de-France, sixième avec 74 929 apprentis, recule légèrement de -1,4 %. Grand Est, septième avec 73 866 apprentis, s'en sort mieux avec une croissance de +1,2 %. Pays de la Loire, huitième région avec 66 878 apprentis, affiche la meilleure performance de tout le groupe de tête : +5,5 %.
Sur ces huit régions — les plus grosses du pays en volume — quatre sont en recul (Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie, Hauts-de-France) et quatre progressent (Nouvelle-Aquitaine, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Grand Est, Pays de la Loire), mais aucune des deux régions en tête n'est en croissance. C'est un premier indice qu'être « la région où l'alternance est la plus implantée » ne garantit rien sur la dynamique des nouveaux contrats — et que la taille du stock d'apprentis et la vigueur du flux de nouveaux contrats sont deux informations distinctes.
Ce jeu de données ne permet pas de dire pourquoi ce ralentissement touche en priorité les deux plus grandes régions : les données croisées ici couvrent uniquement les effectifs et la croissance des contrats, pas les causes économiques sous-jacentes. Plusieurs hypothèses restent ouvertes et mériteraient un jeu de données dédié pour être tranchées — un effet de rattrapage statistique après des années de très forte croissance dans ces mêmes régions, une saturation locale du nombre d'entreprises prêtes à recruter en alternance, ou une conjoncture sectorielle propre à l'Île-de-France et à Auvergne-Rhône-Alpes. Aucune de ces pistes n'est mesurée par ce dataset ; elles ne sont mentionnées ici que comme pistes de lecture, pas comme conclusions.
Ce second graphique reprend les 18 régions et DROM dans le même ordre que le premier (du plus grand effectif au plus petit) pour l'évolution des entrées en contrat. La ligne ne suit aucune tendance nette de gauche à droite — ce qui, visuellement, confirme déjà l'absence d'une relation simple et forte entre taille du bassin et dynamique de contrats, avant même de passer au calcul de corrélation dans la section dédiée plus bas.
Les cinq régions métropolitaines restantes
Les cinq régions métropolitaines les moins peuplées en apprentis suivent des trajectoires tout aussi contrastées, sans qu'aucune ne décroche un score extrême dans un sens ou dans l'autre.
Normandie, avec 49 467 apprentis, progresse légèrement de +0,8 %. Bretagne, très proche avec 49 126 apprentis, avance de justesse à +0,2 %. Bourgogne-Franche-Comté, avec 36 392 apprentis, recule de -3,5 %. Centre-Val de Loire, avec 31 676 apprentis, progresse de +2,9 %. Corse, la plus petite région métropolitaine avec 2 865 apprentis, affiche la meilleure croissance de ce groupe de cinq régions : +4,3 %.
Sur ce groupe de cinq, trois progressent et deux reculent, avec des amplitudes bien plus modestes que celles observées sur les grandes régions du groupe précédent — aucune ne descend sous -3,5 % ni ne dépasse +4,3 %. Cette moindre amplitude est cohérente avec la dispersion mesurée sur l'ensemble des 13 régions métropolitaines : l'écart-type de leur croissance est de 4,1 points, contre 25,0 points pour les 5 DROM — la dynamique des contrats y est nettement plus dispersée qu'en métropole (voir section méthode et limites).
Dans les DROM : petits effectifs, écarts de croissance vertigineux
Les cinq départements et régions d'outre-mer partagent un point commun : des effectifs d'apprentis nettement plus faibles qu'en métropole. Mais côté croissance des contrats, ils affichent au contraire les écarts les plus extrêmes de tout le dataset, dans les deux sens.
La Réunion, le DROM le plus peuplé en apprentis avec 13 738 inscrits, enregistre une croissance de +5 % des entrées en contrat — l'un des meilleurs scores de toute la métropole et des DROM réunis. Guadeloupe, avec 3 853 apprentis, recule au contraire de -8,8 %. Martinique, avec 2 589 apprentis, chute de -13,5 %. Guyane, avec 1 417 apprentis, enregistre le pire score de tout le pays : -14,6 %. Mayotte, enfin, le plus petit territoire du dataset avec seulement 841 apprentis, explose au contraire à +52 % — de très loin la plus forte progression de toute la France.
Ce dernier chiffre mérite un avertissement statistique explicite : sur une base de départ aussi restreinte que celle de Mayotte, une variation en points de pourcentage de cette ampleur peut correspondre à un nombre de contrats en valeur absolue relativement modeste — un petit volume ajouté fait mécaniquement bondir un pourcentage de croissance quand le point de départ est faible. Ce dataset ne contient pas le nombre absolu de contrats signés (seulement le taux de croissance publié par la DARES), donc cette lecture ne peut pas être vérifiée plus finement ici ; elle est mentionnée par prudence, pas comme un chiffre à minimiser sans preuve.
Si l'on retire Mayotte du calcul, la physionomie des DROM change du tout au tout : sur les 4 autres territoires (Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Martinique), la croissance moyenne tombe à -8,0 % et la médiane à -11,2 %. Autrement dit, un seul territoire — Mayotte — porte à lui seul toute l'image positive des DROM sur ce critère ; les quatre autres sont, au contraire, la zone la plus en difficulté du dataset entier sur la dynamique des contrats.
Ce que montre — et ne montre pas — la corrélation effectifs/croissance
Pour trancher la question posée en introduction sans se fier à une lecture région par région, qui peut toujours être biaisée par le choix des exemples mis en avant, on a calculé la corrélation statistique entre l'effectif d'apprentis d'une région et la croissance de ses entrées en contrat.
Sur l'ensemble des 18 régions et DROM, cette corrélation est faible : r ≈ -0,25. Un coefficient aussi proche de zéro signifie que la taille du bassin d'apprentis, à elle seule, n'explique presque rien de la croissance des contrats — la dispersion très particulière des DROM (petits effectifs, croissances extrêmes dans les deux sens) tire ce chiffre global vers le bas de toute relation nette.
Mais en restreignant le calcul aux 13 régions de France métropolitaine seules — là où les effectifs sont plus comparables entre eux et où l'échantillon est plus homogène — la relation devient nettement plus marquée : r ≈ -0,79. C'est une corrélation négative forte : en métropole, plus une région compte d'apprentis, plus la croissance de ses entrées en contrat tend à être faible, voire négative. À l'inverse, sur les 5 DROM seuls, la corrélation retombe à une valeur quasi nulle, r ≈ -0,11, mais ce résultat repose sur un échantillon si réduit qu'il ne permet aucune conclusion fiable dans un sens ou dans l'autre.
Cette différence entre les deux échelles de lecture est le résultat le plus solide de cette étude : au niveau national, la taille ne dit presque rien ; mais en comparant des régions de nature comparable (la métropole seule), les plus grandes régions historiques de l'apprentissage sont statistiquement celles où le flux de nouveaux contrats ralentit le plus, et les régions à effectifs plus modestes sont statistiquement celles où il progresse le plus. Il faut cependant être précis sur ce qu'une corrélation, même de -0,79, permet d'affirmer et ce qu'elle ne permet pas : elle décrit une association statistique observée sur ces 13 régions à cette période précise, pas un mécanisme de cause à effet. Rien dans ce dataset ne permet de dire que le fait d'être une grande région « cause » un ralentissement des contrats — plusieurs facteurs non mesurés ici (base de comparaison plus haute l'année précédente, conjoncture sectorielle locale, capacité d'accueil des entreprises) pourraient tout aussi bien expliquer, en tout ou partie, ce lien observé. Ce résultat est en outre sensible au point le plus extrême de l'échantillon : en retirant l'Île-de-France (242 601 apprentis, près du double de la deuxième région) des 13 régions métropolitaines, la corrélation tombe à r ≈ -0,53 (n=12) — le signal reste négatif mais s'affaiblit nettement, signe qu'une partie importante du résultat tient à ce seul point extrême.
Pour la moyenne des régions métropolitaines prises individuellement (et non pondérée par leur poids démographique), la croissance moyenne des entrées en contrat s'élève à -0,3 % et la médiane à +0,3 %, un signal proche de la stagnation qui contraste avec les mouvements bien plus marqués — dans les deux sens — observés région par région. Sur l'ensemble du territoire national (18 régions et DROM confondus), cette moyenne simple des taux régionaux est de +0,89 % avec une médiane de +0,25 %, tirée vers le haut par le score hors norme de Mayotte déjà détaillé plus haut.
Concrètement, pour un étudiant ou un futur apprenti qui choisit sa région de recherche, le repère le plus solide qui ressort de cette étude n'est pas « allez là où il y a le plus d'apprentis » mais l'inverse : dans les grandes régions historiques de l'apprentissage (Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes en tête), la dynamique récente des nouveaux contrats est statistiquement plus faible qu'ailleurs en métropole — même si l'on peut raisonnablement supposer, sans que ce dataset ne le mesure directement, qu'un stock d'apprentis aussi élevé traduit un tissu d'entreprises formatrices important en valeur absolue. Élargir sa recherche à des régions à la dynamique plus favorable — Pays de la Loire, Centre-Val de Loire, Corse, Grand Est notamment — peut donc être une stratégie utile en complément d'une candidature dans les grands bassins historiques, sans jamais s'y substituer entièrement : ce dataset ne permet toutefois pas de trancher lequel, des grands bassins historiques ou des régions en croissance, réunit effectivement le plus d'entreprises formatrices — seul le stock d'apprentis inscrits y est mesuré, pas un dénombrement d'entreprises. Pour comparer concrètement les offres d'alternance disponibles par métier et par zone géographique, la recherche d'offres d'alternance et d'emploi de StudyShare permet de filtrer directement sur ces critères plutôt que de se fier à une seule région par réflexe.
Méthode et limites
Cette étude croise deux sources publiques indépendantes sur 18 lignes (les 13 régions de France métropolitaine et les 5 DROM), sans aucune valeur manquante ni estimée : les effectifs d'apprentis par région, année scolaire 2023-2024, publiés par la DEPP/MENJS dans le Repères et références statistiques (RERS) 2025, chapitre 6 « Les apprentis », fiche 6.02 ; et le glissement annuel des entrées en contrat d'apprentissage par région, publié par la DARES via son tableau de bord POEM (système d'information SIA). Ce sont deux collecteurs de données distincts, portés par deux ministères différents (Éducation nationale d'un côté, Travail de l'autre), ce qui en fait deux sources réellement indépendantes au sens où l'entend cette méthodologie — pas deux pages du même portail statistique. Précision importante sur les fenêtres temporelles comparées : la croissance DARES/POEM porte sur le cumul janvier-avril 2025 vs janvier-avril 2026 (quatre mois, pas une année pleine), rapprochée d'un stock d'apprentis SIFA daté de l'année scolaire 2023-2024 — soit un écart résiduel de 1 à 2 ans entre les deux mesures ; ce croisement n'est donc jamais une photographie simultanée des deux phénomènes, mais le rapprochement le plus récent disponible pour chacune des deux sources.
Ce que cette étude NE prouve PAS : elle ne mesure ni le taux de rupture des contrats, ni le nombre d'offres d'alternance non pourvues, ni les raisons économiques des écarts observés entre régions. La comparaison entre grandes et petites régions présentée ici est purement observationnelle : les régions n'ont pas été assignées au hasard à une taille de bassin d'apprentissage, et de nombreux facteurs non mesurés (structure économique locale, poids des filières, conjoncture sectorielle, effets de base statistique d'une année sur l'autre) peuvent expliquer tout ou partie des écarts de croissance constatés, indépendamment de la taille du bassin. La corrélation de -0,79 observée en métropole est un signal statistique solide sur cet échantillon précis, pas la preuve d'un mécanisme causal généralisable à toute future année. De même, le lien entre stock d'apprentis (SIFA) et « places réellement proposées » reste une approximation : ce dataset ne contient pas de donnée directe sur les places ou offres d'alternance non pourvues, seulement sur les apprentis déjà inscrits — un stock d'apprentis élevé indique un bassin d'accueil installé, pas nécessairement un nombre de places vacantes à un instant donné. Enfin, les résultats concernant les DROM pris isolément (n=5, ou 4 hors Mayotte) reposent sur un échantillon trop restreint pour être généralisés statistiquement ; ils sont rapportés ici à titre descriptif, territoire par territoire, plutôt que comme preuve d'une tendance de groupe.
Questions fréquentes
Quelle est la région avec le plus d'apprentis en alternance ?
L'Île-de-France, avec 242 601 apprentis inscrits en CFA en 2023-2024, devant l'Auvergne-Rhône-Alpes (123 569 apprentis). À l'autre extrémité, Mayotte ne compte que 841 apprentis inscrits — de très loin le plus petit effectif du dataset.
Quelle région recrute le plus en alternance ?
En croissance des entrées en contrat sur la période janvier-avril, en glissement annuel, Mayotte arrive largement en tête avec +52 % (à prendre avec prudence vu sa très petite base d'apprentis), suivie de Pays de la Loire (+5,5 %) et de La Réunion (+5 %). Les deux régions qui comptent le plus d'apprentis en stock (Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes) sont, elles, celles où ce flux recule le plus, avec respectivement -10,1 % et -6,1 %.
Le taux de rupture des contrats d'apprentissage est-il élevé ?
Ce dataset ne mesure pas le taux de rupture des contrats d'apprentissage — c'est un indicateur différent, publié séparément par la DARES, que cette étude n'a pas croisé. Ce qu'elle mesure, c'est l'évolution des ENTRÉES en contrat sur la période janvier-avril, en glissement annuel : sur les 18 régions et DROM analysés, cette croissance moyenne des entrées est de +0,89 %, avec une médiane à seulement +0,25 %, un signal proche de la stagnation plutôt qu'un rebond franc — mais qui ne dit rien du taux de rupture, à ne pas confondre avec la dynamique des entrées.
Comment trouver une entreprise en alternance ?
Les données de cette étude ne portent pas sur les techniques de recherche d'entreprise, mais elles donnent un repère utile pour orienter cette recherche géographiquement : les grandes régions historiques de l'apprentissage (Île-de-France 242 601 apprentis, Auvergne-Rhône-Alpes 123 569 apprentis) ont le plus grand stock d'apprentis déjà inscrits — on peut raisonnablement supposer, sans que ce dataset ne le mesure directement, qu'elles concentrent aussi un grand nombre d'entreprises formatrices — mais affichent une dynamique de nouveaux contrats en repli ; élargir sa recherche à des régions à la fois bien dotées et en croissance, comme les Pays de la Loire (66 878 apprentis, +5,5 % de croissance), peut compléter utilement une candidature dans les grands bassins historiques.
